Les abeilles à Magny

Domestiques ou sauvages, les abeilles subissent de plein fouet les activités humaines. Preuve en est, leur nombre ne cesse de diminuer. Ces insectes pollinisateurs sont pourtant essentiels à bien des égards.

Partout dans le monde, on note un déclin des populations d'abeilles domestiques. Ce phénomène a un nom : le "syndrome d'effondrement des colonies". 

 Certaines années 30% des colonies peuvent disparaître.

Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce "syndrome d'effondrement des colonies". L'utilisation des pesticides vient en tête. "Chaque année l'utilisation des produits phytosanitaires en agriculture cause la mort d'environ 300 000 ruches".

En outre, ce sont les néonicotinoïdes, des molécules qui agissent comme des neurotoxiques sur le système nerveux des abeilles qui sont pointés du doigt. De même, la monoculture et les pratiques agricoles intensives jouent des tours à ces insectes, tout comme le réchauffement climatique.

D'autres prédateurs viennent contribuer à la chute du nombre des abeilles : le varroa, "un petit acarien qui s'installe et se reproduit au coeur même des ruches, dans les alvéoles", selon l'Inrae, ou encore le frelon asiatique.

Enfin, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge en 2018 dont les résultats sont parus dans la revue Science, le développement massif des ruches en ville a un impact négatif, une espèce d'abeille (Apis Mellifera) ayant pris le pas sur ses semblables.

La disparition des populations d'abeilles - sauvages ou domestiques - est alarmant car ces dernières ont un rôle majeur au niveau de la biodiversité.

"En pollinisant les plantes à fleurs, les butineuses garantissent la reproduction de nombreuses espèces végétales. Et pas moins d'un tiers de l'alimentation mondiale dépendrait de cette pollinisation - sans abeilles, pas de tomates, de courgettes, de fraises ou encore de pommes..." A Magny-sur-Tille, dans le cadre des projets de biodiversité sur le site des étangs, les abeilles sont arrivées en 2019. Les enfants des écoles ont tout d'abord décoré les ruches afin d'accueillir les premiers essaims durant l'été.
Une petite récolte de miel a eu lieu à l'automne.
En 2020, le rucher situé aux abords de l'étang de la Garenne s'agrandit encore avec la capture d'essaim sauvage. 

Vous souhaitez agir à votre niveau ? Achetez du miel aux apiculteurs de votre région plutôt que de consommer celui de votre grande surface provenant d'autres pays, plantez des fleurs que ce soit dans votre jardin ou sur votre balcon (en privilégiant les fleurs mellifères)